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[Le début...] Ce mois de Septembre, déjà bien froid pour cette époque de l'année, annonçait aussi la rentrée scolaire, au grand damne des moldus, au plus grand plaisir des sorciers. La reconstruction de Poudlard dura quelques temps, mais la volonté de Minerva fut sans faille. Si bien que les élèves en dernières années ont pu passés leur diplôme pour ceux qui le souhaitaient. Aujourd'hui, une nouvelle rentée dans cet immense château s'effectuera. Le trajet à bord du Poudlard Express sera empli de choco-grenouilles, de dragées surprises de Bertie Crochue, de patacitrouilles, et autres confiseries invraisemblables. À l'arrivée sur le quai de la gare, les élèves seront accueillis pas un énorme barbu ressemblant à un ours mielleux. Puis, en grimpant les quelques marches qui les sépareront de la Grande Salle, ils feront la connaissance d'une femme-chat, et un mystérieux chapeau qui scellera leur sort durant les sept années qu'ils passeront dans l'enceinte de ce château. Et vous, quelle sera votre histoire ?
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 Procrastination ~ Libre

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SIFFLEUR BRÉSILIEN
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Ethan Lewis s’étira en soupirant, indifférent à la cohue dans laquelle il se trouvait et aux regards qu’on pût lui jeter. Cette journée avait été épuisante. Beaucoup de redites de l’an passé, des discours mielleux sur la reconstruction de Poudlard, des convictions positives sur le futur – bref, rien d’intéressant. Et ç’avait été si long. Ce qu’il souhaitait, c’était apprendre, ou à défaut, faire au moins quelque chose qu’il jugeait utile. Oh mais, entre vous et moi – et encore eût-il fallu qu’il osa se l’avouer –, refaire le point sur ce que les élèves avaient précédemment étudié ne pouvait qu’être bénéfique. Mais c’était sa deuxième troisième année – comprenez, la deuxième fois qu’il faisait cette troisième année – et il n’avait guère envie de s’ennuyer à revoir ce qu’il avait déjà appris. Chose idiote, puisqu’étant redoublant et ayant assisté à la moitié de sa troisième année précédente, il risquait de ne rien découvrir de nouveau jusqu’en décembre. Mais chacun a sa logique, après tout ; Et notre jeune Ethan finirait bien par s’en rendre compte.

Les mains dans les poches, il se dirigea vers le parc, avec l’intention de buller un peu en attendant l’heure du repas. Il n’avait rien à faire. Enfin, surtout, rien envie de faire. Et il n’avait pas tellement envie de rejoindre sa salle commune. Dans ce cas, autant profiter du temps encore clément et d’aller traîner dehors. Quelle bonne idée !

Il traversa le couloir et les arches donnant sur le parc, de son éternelle démarche nonchalante, n’accordant pas une once d’attention aux différents groupes d’élèves qui parlaient ici et là. Il déboucha dans le parc ensoleillé, clignant des yeux devant la soudaine clarté, puis alla se vautrer sur un banc en pierre, soupirant d’aise. Il fouilla son sac de cours – ou plutôt, le cartable en cuir rempli d’un bric à brac de choses inutiles et de livres en vrac – à la recherche de nourriture pour satisfaire son estomac affamé. Après quelques minutes, il dénicha du fin fond de son sac une barre chocolatée, dont l’étrange forme laissait imaginer qu’elle avait dû fondre dans son emballage et être écrasée par un coin de livre. Toutefois, ça n’en restait pas moins une barre au chocolat et à la noisette, ce qui lui suffisait amplement tant que le goût y était. Il l’ouvrit – constatant, au passage, que sa friandise avait dû vivre bien des épreuves terribles pour avoir une telle tête – et mordit dedans goulûment.

Le chocolat, c’est la vie.

Et, sur cette pensée, Ethan s’allongea sur le banc, son coude cachant ses yeux du soleil. Bien évidemment, il ne pensa pas un instant qu’il prenait, à lui tout seul, l’un des derniers bancs qui n’était pas assiégé par d’autres élèves.
PROCRASTINATION.

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Dernière édition par Ethan Lewis le Sam 28 Mai - 0:31, édité 1 fois
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MOUFFETTE DES PRÉS
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Ethan Lewis.

「 Procrastination 」

Ces visages, je les connaissais presque tous. Je saluais tous ceux que je croisais, c'était épuisant. Leur sourire, leur demander des nouvelles, tout ce qu'on attendait de moi. Peu d'entre eux me posaient des questions, mais à ceux qui le faisaient je leur disais que j'avais passé mes vacances en famille en Italie. Personne ne me demandait de développer et je ne le faisais pas. Il n'y avait pas grand chose à dire de toutes manières. C'était d'un ennui mortel. Je laissais échapper que j'avais rencontré telle personne, mais j'oubliais de préciser que chaque seconde passée en sa présence avait été un enfer. Ils n'avaient pas besoin de savoir.

Mon retour à Poudlard était un soulagement en soi. Je retrouvais les couloirs, les salles de classe et la salle commune de Poufsouffle avec plaisir. J'avais déjà passé quatre années ici et même si tout n'avait pas été rose, c'était un lieu que j'appréciais. Toutefois, cette rentrée était particulière. Parfois il me semblait apercevoir un visage familier. Et puis je me souvenais que ce n'était pas possible. Je ne reverrais plus jamais ces visages et ces sourires que je pensais éternels. Leurs voix et leurs rires ne résonneraient plus à mes oreilles. Ils me manquaient. J'avais comme un trou béant dans la poitrine, un sentiment de vide que je ne parvenais pas à expliquer. Je n'étais certainement pas la seule à ressentir cela et à souffrir des pertes que nous avions tous connues, mais personne ne le montrait. Je ne faisais pas exception à la règle.

M'échappant du groupe dans lequel j'évoluais, je les saluai d'un rapide mouvement de la main et je me dirigeai vers le parc. Il faisait encore beau, cela ne durerait pas, je voulais en profiter. Ce n'était pas quand j'aurais des tonnes de devoirs à faire que je pourrais venir flâner par ici, même si j'aimais m'y promener en hiver alors que tout le monde restait bien au chaud. Il y avait des élèves un peu partout, répartis en grappes. Un rapide coup d'œil me suffit pour voir que tous les bancs étaient occupés. J'aurais pu m'incruster dans un groupe au hasard, il y avait pas mal de Poufsouffle qui trainaient dans le coin, mais je n'avais pas vraiment envie.

Oh regarde, ici un banc qui a l'air libre.

Alors que j'allais pour m'assoir, je réalisai qu'il y avait déjà quelqu'un. Un Serpentard qui grignotait une barre de chocolat, affalé comme une loque. Il était hors de question que je fasse demi-tour, alors d'un mouvement souple je me hissais sur le dossier du banc. Malgré ma chevelure rouge, j'étais plutôt douée lorsqu'il s'agissait de passer inaperçue ; il ne m'aurait peut-être pas remarquée si mon pied n'avait pas cogné le sien.

"Oups, désolée, je ne fais que m'installer." lançai-je avec un grand sourire et un clin d'œil à son intention.

Généralement, cela suffisait pour qu'on accepte ma présence. Puis sans lui prêter plus d'attention que cela, j'attrapai un de mes livres de cours dans mon sac et commençai à le feuilleter. C'était celui de potions, une matière dans laquelle j'excellais, comme presque partout. Si seulement il n'y avait pas eu autant de travaux de groupes...

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En ce début de septembre, sous le chaud soleil de fin d’été, Ethan se sentait sombrer lentement dans l’inconscience. Le sommeil grignotait son énergie et il commençait à s’assoupir, sa barre chocolatée fondant dans sa main. Il se laissait bercer par le pépiement des oiseaux, les lointaines discussions et les rires de ses camarades inconnus.

C’est alors que quelque chose heurta son pied, le tirant des affres du rêve dans lequel il avait commencé à glisser. Il leva son coude et entrouvrit les paupières, papillonnant pour chasser le flou et la vive lumière qui s’offrait à son regard. Il n’eut pas à chercher bien loin ce qui avait bousculé son membre ; Sur le dossier du banc s’était assis une jeune fille. Il ne la connaissait pas. Sûrement l’avait-il déjà aperçue dans les couloirs mais, à vrai dire, il ne s’en souvenait pas. Elle devait avoir une ou deux années de plus que lui. Son insigne indiquait qu'elle était de Poufsouffle.

« Oups, désolée, je ne fais que m'installer. »

Tout en parlant, elle lui adressa un grand sourire et un clin d’œil complice, puis se désintéressa de lui pour fouiller dans un livre de cours. Il ne réagit pas vraiment, se contentant de lui répondre un léger sourire, tout en l’observant. Il s’aperçut, à sa couverture, que l’ouvrage dans lequel elle se plongeait portait sur les potions et était adapté aux cinquièmes années.

Pensif, Ethan se demanda ce qu’elle faisait là, seule. La plupart des élèves se regroupaient et se réunissaient, bavardaient ensembles, tous heureux de se retrouver. Mais peu d'élèves se retrouvaient seuls - en-dehors des habituels solitaires.
Bah, peu importait, cela ne le concernait pas vraiment, après tout...

C’était à cela qu’il songeait lorsque soudain, le reste de barre chocolatée qu’il tenait en main, totalement fondue dans son papier, se scinda en deux et s’échoua sur lui, maculant d’une belle tâche ses vêtements. Lâchant un énorme juron et heurtant la jeune fille au passage, il se redressa dans un sursaut - ce qui eut pour effet de faire dégringoler le morceau fondu sur son pantalon. Il se releva avec rapidité pour le jeter à terre et constater que d’horribles traces marquaient à présent ses vêtements, encore propres quelques minutes auparavant.

Bien, parfait, génial.

Est-ce qu’il existait un sort pour enlever ça ? A vrai dire, il ne savait pas. Ou il ne savait plus ? Il se rendit soudainement compte qu’il y avait si longtemps qu’il n’avait pas réellement pratiqué de magie qu’il avait oublié maintes choses à ce sujet. C’en était… Irritant. Et il se sentait presque stupide.

Il soupira, puis leva des yeux hésitants vers la jeune fille qui s’était assise à côté de lui.

« Hum, excuse-moi, est-ce que tu aurais des mouchoirs, par hasard ? »

Il espérait bien qu’elle en aurait, car lui-même n’en possédait pas. Il n’avait pas un seul paquet de mouchoirs jetables dans toutes ses affaires. Et, même s’il en avait eu, il avait les mains pleines de chocolat et ne souhaitait donc pas particulièrement fouiller dans son sac… Disons que si ses livres se retrouvaient dans un sale état en à peine une semaine de cours, ça ne donnerait pas la meilleure image de lui-même aux professeurs. Et s’il pouvait éviter de se mettre à dos le corps professoral dès le début de l’année, sa scolarité s’en porterait certainement mieux.

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「 Procrastination 」

Plongée dans ma lecture, je profitais des rayons de soleil automnaux écossais, pas forcément très chaleureux, mais tout de même agréables. Je sentais que le jeune garçon m’observait encore, toutefois je n’y prêtais pas plus d’attention que cela. J’étais habituée à ce que les gens me regardent, il n’y avait rien d’extraordinaire à cela lorsque l’on s’appelait Hampton, c’était même tout à fait banal. Surtout de la part d’un Serpentard, les élèves de cette maison me reconnaissaient le plus souvent grâce à mes cheveux, les mêmes que ceux de ma mère et de ma sœur.

Soudain, il se redressa en pestant contre lui-même, faisant trembler tout le banc par la même occasion et interrompant ma lecture. Intriguée, je levai le nez de mon bouquin et constatai qu’il s’était tâché avec son chocolat. Il n’avait pas fait les choses à moitié puisqu’il y en avait autant sur sa chemise que sur son pantalon.

Je l’observais paniquer, complètement désemparé. En soi c’était assez amusant comme situation. Un coup de baguette magique et il aurait été propre, mais non, il finit par se tourner vers moi pour me demander un mouchoir. UN MOUCHOIR ? Sérieusement ? J’ouvris une première fois la bouche désemparée, la refermai puis explosai de rire. C’était un rire plus nerveux qu’autre chose, mais de son point de vue j’étais certainement en train de me moquer de lui.

En réalité, je me souvenais surtout qu’un an auparavant j’aurais nettoyé ses vêtements avant même qu’il ne me demande de l’aide. Je me souvenais que j’étais du genre à m’attirer l’amitié de tout le monde et à considérer chaque personne comme un être qui comptait pour moi et que je devais protéger. On pouvait dire que j’avais plutôt échoué dans le rôle que je m’étais donné.

Je ris encore et encore, jusqu’à avoir les larmes aux yeux. Le pauvre avait l’air perdu, ne sachant plus quoi faire. Il avait du chocolat plein les mains et visiblement il n’osait pas toucher quoique ce soit. Lorsque je pus enfin m’arrêter, je le regardai droit dans les yeux le plus sérieusement du monde.

“Désolée, je n’ai pas de mouchoirs.”

Net, simple et clair. Ce n’était pas un mensonge d'ailleurs, je n’en avais jamais sur moi, à quoi auraient-ils bien pu me servir ? Pas à grand chose c’était certain. Et je comptais bien lui donner la formule pour nettoyer tout ça, mais je voulais attendre encore un peu. Juste le voir se décomposer. Juste qu’il oublie pendant une seconde tous les préjugés sur Poufsouffle. Juste qu’il ne s’attache pas à moi.



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Les mains pleines de chocolat, Ethan attendait la réponse de la jeune Poufsouffle. Celle-ci ne tarda pas à venir, mais elle fut loin de ce qu’il espérait. En effet, après l’avoir regardé d’un air ébahi pendant plusieurs secondes, sans préambule, la jeune fille explosa de rire.

Surpris, c’était à présent lui qui la regardait d’un air étonné, bouche bée. Elle riait comme si cette situation était une excellente blague. Elle riait et les regards se braquaient vers eux – car, en plus, elle était loin d’être discrète. Elle riait et le Serpantard la regardait, dépité.

Ethan sentit le ressentiment se réveiller dans son estomac. Il était vexé. Vexé qu’elle rit ainsi. Parce que si ç’avait été un petit rire, les choses auraient été différentes ; S'il s'était agit d'un léger rire amusé, il aurait sourit également et se serait peut-être joint à elle. Mais elle riait à gorge déployée et il sentait, dans ce rire, de la moquerie. Qu’il se trompât ou non, cela ne lui plaisait pas du tout. Il avait horreur de ce que ses oreilles captaient. Elle le tournait en dérision et il se sentait blessé dans son estime. Il n'en fallait pas plus pour l'irriter. C'est quoi, son problème ?

Puis la Poufsouffle se calma enfin, mettant fin à ce qu’il trouva être une interminable attente. Elle planta ses yeux dans les siens avant de répondre d’une voix qui lui parut tranchante.

« Désolée, je n’ai pas de mouchoirs. »

Etait-ce vrai ? Elle n’avait même pas jeté un œil dans ses affaires. De toute façon, l’intonation de sa réponse ne lui plaisait pas plus que son air moqueur. Bah, tant pis, elle n’en valait certainement pas la peine. Et dire qu’il n’avait entendu que du bien des Poufsouffle – du moins en terme de relations humaines. Son père avait été de cette maison et ils en avaient maintes fois discuté. S’il respectait chacune des maisons et considérait que toutes avaient leurs points forts et faibles, Ethan retenait pourtant leurs qualités et avait tendance à associer le caractère des élèves à leurs maisons. Bien sûr, les élèves révélaient toujours des caractères plus profonds que ces stéréotypes, mais il estimait que c’était une bonne base pour comprendre la personne en face de lui. Mais elle, il ne la comprenait pas. Il ne la cernait pas du tout.

Il haussa les épaules d’un air las. Si son visage restait de marbre, intérieurement, il était toujours aussi vexé et en voulait à la Poufsouffle de l’avoir ainsi fait passer pour un abruti. En d’autres circonstances, peut-être lui aurait-il demandé de veiller sur ses affaires le temps qu’il aille se laver les mains, mais là, il ne lui faisait pas confiance le moins du monde. Stoïque, il essuya ses mains sur son pantalon en ignorant les réactions que cela pouvait engendrer de la part de ceux qui l'observaient – après tout, foutu pour foutu, autant ne pas se gêner à éviter de se salir davantage. Il trouverait bien quelqu’un de plus agréable pour lui indiquer s’il existait un moyen d’enlever ces traces si le lavage ne les ôtait pas. Heureusement qu’il avait des affaires de rechange. Et heureusement que la journée de cours était finie. Bien qu’elle se terminait mal.

Il songea un instant à son père et à la lettre qu’il lui enverrait concernant sa rentrée. Se dire que rien ne se passait comme prévu, que tout était encore pire qu’il n’aurait pu l’imaginer lui faisait mal au cœur. Il cacherait tout cela, bien évidemment ; Mais imaginer son père lire sa lettre avec le sourire aux lèvres et heureux pour son fils en étant si loin de la réalité lui faisait d’autant plus mal. Le fait qu’il soit seul était une chose déjà difficile à encaisser, mais compréhensible ; En revanche, le manque de respect dont faisait preuve l’inconnue à son égard l’irritait et minait son moral. Eh quoi, les serpentards étaient si mal vus, maintenant ? Ou était-ce seulement lui ?

Bah, tant pis, c’était comme ça. A vrai dire, il s’y était plutôt pas trop mal résigné. Mais, plus encore que l’indifférence, les moqueries lui restaient en travers de la gorge. Cela attisait son envie de montrer qu’il avait de la ressource, qu’il n’était pas un incapable et qu’il savait se défendre. Il se promit de travailler pour rattraper son retard et retrouver les connaissances perdues durant ces longs mois de convalescence – chose qui, bien sûr, ne tiendrait pas la route à long terme ; Quand on est paresseux, on ne change pas du jour au lendemain. Heureusement qu’il était plutôt naturellement doué. Mais ce constat ne lui vint pas à l’esprit en ce moment précis.

« Merci quand même. »

Il avait parlé d’un ton indifférent et, sans jeter un regard à la jeune fille, il récupéra son sac qui était resté sur le banc et le mit sur son épaule. Puis il chercha le papier d’emballage de sa barre chocolatée qu’il avait fait tomber avec l’intention de le récupérer et le porter à la poubelle en quittant cet endroit maussade. Il pourrait toujours profiter du beau temps ailleurs après s’être changé.

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Il prit immédiatement un air blasé, comme s’il était presque habitué à ce genre de réaction de la part des autres avec lui. Mais en même temps, il ne devait pas l’être tant que ça. Un léger malaise s'était installé. De nombreux regards s’étaient tournés vers nous et je pouvais voir des élèves rire de la situation dans laquelle je l’avais mis. J’oubliais peut-être un peu trop facilement que tout le monde n’avait pas l’habitude d’être dévisagé de la sorte. J’avais grandi comme ça, c’était quelque chose qui me semblait tellement naturel…

Je pensais qu’il allait me demander si je connaissais un sort pour régler ce problème. Je le croyais vraiment avant qu’il n’essuie ses mains sur son pantalon déjà tâché. Il abandonnait. Je ne pus m’empêcher de sourire un peu, un sourire compatissant, mais aussi un sourire pour moi-même. Je pouvais donc le faire. J’étais tout à fait capable de rejeter les autres, toutefois cela restait douloureux. Je ressentis ce petit pincement au cœur tout à fait caractéristique lorsqu’il attrapa son sac. En moi, une voix hurlait que c’était injuste pour lui.

“Merci quand même.” lâcha-t-il finalement.

Décidément, je ne pouvais pas me résoudre à le laisser partir comme ça. Soit, il n’avait pas demandé plus d’aide de ma part, mais je ne pouvais pas lui en vouloir, c’était exactement ce que je souhaitais au départ. Pour un Serpentard, il était resté étonnamment calme, je connaissais nombre d’anciens et actuels élèves de cette maison, et peu d’entre eux m’auraient laissée rire de la sorte. Lui, il avait plutôt l’air d’être un de ces Serpentards placés là pour leurs qualités exceptionnelles et non pas pour une fierté et une ambition qu’il devait à sa famille. Posant mon livre de potions dans mon sac, je sautai par terre tandis qu’il cherchait je ne savais quoi au sol.

“Ahem, j’ai dit que je n’avais pas de mouchoirs, c’est tout.”

Sans plus attendre, je sortis ma baguette de ma poche et lançai le bon sortilège, celui pour le faire redevenir propre comme à mon arrivée, et peut-être même encore plus propre.

“Tergeo.”

Un seul mot et il n’y eu plus aucune trace visible de l’incident. Le brun était débarrassé de ces malheureuses tâches. Pourtant je savais que ni lui ni moi ne pourrions réellement passer l’éponge là-dessus. On n’effaçait pas ce genre de détail à coup de sortilèges, ce serait beaucoup trop simple. Par contre on pouvait faire en sorte de passer à autre chose. Alors avec un léger sourire, je me présentai.

“Je m’appelle Baylee et je n’ai jamais de mouchoirs dans mes affaires.”

Pendant quelques secondes, je me sentis ridicule. Il était tout à fait en droit de ne pas me répondre et de partir. Après tout, il y avait certainement des personnes plus agréables à côtoyer que moi, une Poufsouffle qui venait de le faire passer pour un idiot fini aux yeux de toutes les personnes présentes autour de nous. Et puis je me souvins que ce qui était ridicule aux yeux des autres, c'était de rejeter mon amitié ; il y avait des avantages à être proche de ma famille. Ne me connaissant pas, peut-être qu'il le ferait, toutefois il paraitrait certainement très ingrat aux yeux de tous ceux qui m'avait vu nettoyer ses vêtements.




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« Ahem, j’ai dit que je n’avais pas de mouchoirs, c’est tout. »

Ethan, qui s’apprêtait à repartir, s’arrêta dans son élan et se retourna vers la jeune fille. Celle-ci sortit sa baguette et lança son sortilège, « Tergeo. » – et les tâches maculant ses vêtements s’évaporèrent sous ses yeux tandis que disparaissait toute preuve de l'épisode désastreux qui venait de se produire. Mais le Serpentard ne pipait mot.

Ses sentiments se bousculaient. Ils oscillaient désagréablement entre mépris, ressentiment, reconnaissance, honte, colère. Bouillonnant à l’intérieur de son corps, dans tout son être. Son visage, pourtant, restait de marbre et ne se départait pas de cet air nonchalant. Peut-être seul indice de cette inclination qui s’agitait en lui, ce mordillement furieux qui ravageait sa lèvre inférieure.

Redressant la tête, son regard croisa celui de la jeune fille. Il avait envie de partir, de lui tourner le dos et faire demi-tour sans même un remerciement – mais on lui avait enseigné la politesse. Même s’il souhaitait l’étriper, il devait bien reconnaître qu’elle l’avait aidé. Quoi de plus énervant ? Elle-même devait bien se douter que c’était le genre de chose qui laissait une rancœur – du moins, pour Ethan. Il avait été blessé dans son estime, sa fierté, et s’il ne s’était pas énervé – au risque de voir davantage de regards se tourner vers eux – il n’en restait pas moins qu’il l’avait méprisé de tout son être pendant de longues minutes.

« Je m’appelle Baylee et je n’ai jamais de mouchoirs dans mes affaires. » Se présenta l’inconnue avec un léger sourire.

Ethan resta un moment silencieux et dénué de réaction. Cette tentative d’humour adoucit légèrement sa colère, mais l’outrage restait bien présent.

Il se demandait, toutefois, s’il n’avait pas déjà entendu son prénom. Peut-être était-elle connue ? Sa mémoire restait floue à ce sujet. En outre, avoir l’impression de débarquer dans un monde inconnu tellement ses souvenirs de Poudlard étaient lointains l’irritait encore davantage. Tout comme la honte, qui l’avait insidieusement saisi lorsqu’il s’était souvenu qu’il aurait pu simplement utiliser la magie ou directement demander le sortilège à la Poufsouffle. Mais alors, quoi ? Qu'y pouvait-il ? Il avait passé la moitié d’une année, allongé dans un lit, presque sans aucune magie. Et il se rendait compte qu’il avait peut-être perdu plus de connaissances qu’il ne l'avait pensé.

« Je m’appelle Ethan et je n’aime pas que l’on se moque de moi. » Lui répondit-il en reprenant sa tournure de phrase qui se voulait légère.

Si ses paroles étaient sèches, en-dehors de ses sourcils froncés, son visage restait assez inexpressif. Il ajusta la bandoulière de son sac sur son épaule, puis fixa la dénommée Baylee.

« Je laisse souvent ma baguette au fond de mon sac et je n’aime pas être la cible d’un sort si ce n’est pas moi qui le lance. »

Ce n’était pas vrai. Mais il avait la désagréable impression qu’il devait se justifier pour sauver un tant soit peu les apparences. Pour expliquer cette absence de recours à la magie. Pour démontrer qu'il n'était pas idiot.

Se baissant pour ramasser le papier du chocolat – et faisant attention à ne pas salir ses mains dorénavant propre – il chercha du regard une poubelle dans laquelle déposer le papier avant de s'éclipser loin de cet endroit.

Un coup d’œil discret aux alentours lui apprit que, si quelques regards convergeaient encore dans leur direction, la plupart des élèves étaient retournés à leurs discussions. Toutefois, la frustration lui retourna l’estomac au souvenir ce moment de solitude durant lequel Baylee l’avait accablé de son rire moqueur.

« Malgré tout, merci pour ton aide. »

Même si je t’en veux pour cette situation désagréable. Et sa voix, monotone, reflétait la rancoeur qui alourdissait son estomac.
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MOUFFETTE DES PRÉS
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「 Procrastination 」
Durant ces longues secondes qui s’écoulaient bien trop lentement à mon goût, il resta silencieux. Il semblait perplexe, hésitant entre deux réactions. Je ne savais plus à quoi m’attendre avec lui, j’avais été trop loin de toutes manières. C’était un point de non retour, tout dépendait de lui. Finalement, il se décida à me répondre.

“Je m’appelle Ethan et je n’aime pas que l’on se moque de moi.”

Bon. Je l’avais un peu cherché celle-là. Je continuai de sourire. Un sourire insouciant selon certains. Un sourire moqueur selon d’autre. Un sourire de façade selon moi. Il n’y avait aucun doute à avoir, au ton de sa voix il m’en voulait. C’était une victoire en quelque sorte : je lui avais rendu service mais il ne compterait jamais sur moi à l’avenir. Les gens ne comprendraient jamais ce raisonnement qui était le mien, celui qui consistait à m’écarter petit à petit des autres. Eux ils avaient besoin d’être à plusieurs pour survivre, pas moi.

“Je laisse souvent ma baguette au fond de mon sac et je n’aime pas être la cible d’un sort si ce n’est pas moi qui le lance.” compléta-t-il, finalisant une brève présentation de sa personne.

Oh mais mon chou, personne n’aime être la cible d’un sortilège. Nous savons tous qu’il n’y a qu’un pas entre un Tergeo et un Avada Kedavra. Nous le savons d’autant plus après ce qui s’est passé ici même.

Il ramassa finalement le papier du chocolat, source de tous ses ennuis, puis jeta un bref regard autour de nous. Je ne pus m’empêcher d’observer brièvement tous ces élèves à mon tour. Nous n’étions plus au centre de l’attention. Maintenant que je lui avais rendu service, nous n’étions plus aussi intéressant pour le peuple.

“Malgré tout, merci pour ton aide.”

Je me retins de pouffer, il ne l’aurait que très moyennement supporté, mais ce fut difficile. Un sourire amusé naquit bien malgré moi sur mes lèvres. J’avais effectivement été d’une grande aide ! Tu parles… Toutefois il restait étonnamment poli, j’en étais la première surprise.

“Mais de rien. Au plaisir de te revoir, Ethan.”

Jetant un coup d’oeil au ciel toujours bleu, je pris mes affaires et me dirigeai tranquillement à l’intérieur de l’immense bâtiment. Mon pas était presque léger tandis que je m’éloignais de lui, sifflotant un petit air dont je ne rappelais pas la provenance.




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